“J'ai compris qu’ en face de la mer, de l'amour, de toutes les forces élémentaires, il n'est pas d'âge ni de sexe, ni même de personnes, ni peut-être de séparation possibles entre les hommes et les corps qui cherchent à s’unir.” Claude Cahun.
Noces de Pierres.
C’est l’histoire d’une apparition. C’est l’histoire d’un amour, de l’amour toujours présent, au-delà du temps et de l’espace. C’est une mythologie qui s’incarne en une nuit et qui disparaît sans laisser de trace. C’est l’histoire de deux menhirs, dont on raconte qu’ils furent entre 3500 et 1800 av. J.-C. deux amoureux dont l’union étaient impossible.
Jean et Jeanne.
Un fils de barde et une bergère, séparés par le système des castes au temps du néolithique. Deux jeunes amants éperdument amoureux qui se retrouvaient en cachette chaque nuit.
Ma première rencontre fut ces monolithes. Je les ai observés, je les ai touchés, je les ai sentis sur leur territoire à Belle-Île-en-Mer.
Et la première nuit de mon arrivée sur l’île, les amoureux sont apparus sous ma fenêtre.
Ils se sont retrouvés, ils se sont embrassés, ils se sont demandés en mariage, sur cette petite écluse, au-dessus de l’eau.
De 23h27 à 23h32.
5 minutes.
5 minutes d’éternité et d’amour.
La mythologie :
Entre 3500 et 1800 avant J.C, à Belle Île en Mer, dans les landes sauvages, fleurissait un amour interdit. Jean, fils d'un barde, et Jeanne, simple bergère, épris passionnément l'un de l'autre, bravèrent les interdictions pour s’étreindre chaque nuit. Mais la colère des druides les condamna et chargea les sorcières de Borgroix de les transformer en pierre, figés pour l'éternité. Devenus menhirs, Jean et Jeanne se tenaient face à face, se regardant sans jamais pouvoir se toucher. Seule une fée, touchée par leur sort, leur offrit le réconfort de s'aimer dans l'ombre de la nuit, préservant ainsi leur amour au-delà des âges.